• COVID-19 : INFORMATION - CORONAVIRUS, SARS-CoV-2

    COVID-19 : INFORMATION - CORONAVIRUS, SARS-CoV-2

     
    Le « patient zéro », un homme de 55 ans aurait été identifié dès le 17 novembre 2019 dans la ville de Wuhan, dans la Province de Hubei, Chine.
     
    Dès lors, plusieurs médecins de Wuhan ont alerté le gouvernement sur l'imminence d'une possible épidémie de type SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère), dont le docteur Li Wenliang, Central Hospital of Wuhan, le docteur Zhang Jixian, Hospital of Integrated Chinese and Western Medicine - qu’il ne s’agissait pas d’une simple pneumonie atypique, mais bien d’une forme inconnue de coronavirus. Lire la suite
  • World Economic Forum, Risques mondiaux 2020

    World Economic Forum, Risques mondiaux 2020

    #WEF #SWOT #RiskAnalysis - Visualisation des plus grands risques pour l'économie mondiale en 2020 (étude janv2020).

    Børge Brende, président du Forum économique mondial : «Le renouvellement et l'amélioration de l'architecture de nos systèmes politiques et économiques nationaux et internationaux est la tâche déterminante de cette génération. Ce sera une entreprise monumentale, mais indispensable et montre à quel point les enjeux sont importants. »

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  • L'OCDE fait le point sur les perspectives de l'économie mondiale lors du sommet du G20

    L'OCDE fait le point sur les perspectives de l'économie mondiale lors du sommet du G20

    #ImpactCovid19 - Selon le Secrétaire général de l'OECD-OCDE, « chaque mois de confinement coûtera 2 points de PIB annuel aux États concernés ». La réunion du #G20 les États se sont engagés à faire "front commun" pour combattre la pandémie. Une déclaration de principe sans mesure concrète derrière, puisque les 5.000 milliards de dollars d'injection dont il a été question correspondent simplement à l'addition des plans de relance budgétaires mis en place par les États, au niveau national.

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Telecom, France

Les opérateurs télécoms attendent tous qu’un concurrent tombe pour ramasser la mise

La nouvelle chute en Bourse du cours de l’action SFR pourraît accélérer la concentration du marché dont rêvent Iliad, Bouygues Telecom, SFR et Orange, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».

Chronique Pertes & profits. Que penseriez-vous si un jour une dame ou un monsieur vous confiait : « J’aime tellement mon conjoint, que si quelqu’un l’aime autant que moi, je suis prêt à le partager ? » Probablement que cela ne va pas très fort à la maison. C’est pourtant la confidence surprenante qu’a faite Patrick Drahi, le patron du groupe Altice, aux analystes mercredi 21 novembre : « J’aime mon réseau câblé. Si quelqu’un l’aime autant que moi, je suis tout à fait ouvert à en vendre une partie. » En fait le PDG du deuxième opérateur téléphonique français est prêt à beaucoup lâcher : ses filiales en Belgique, aux Caraïbes, en République dominicaine, son réseau au Portugal, et même en France, une part de ses antennes, de sa fibre, de son câble…

Patrick Drahi est dans la position inconfortable du coureur qui doit lutter contre lui-même et contre ses concurrents. Tenter de soulager sa tendinite tout en essayant de dépasser ses petits camarades. Car l’entreprise est d’abord malade de sa dette. Celle-ci atteint 30 milliards d’euros aujourd’hui. C’est mieux que les 32 milliards du trimestre précédent. Et les analystes attendent une réduction à 28 milliards à la fin de l’année, après les multiples cessions mentionnées plus haut. Cela continuera tout de même d’en faire l’opérateur le plus endetté d’Europe au regard de ses performances. Et justement, celles-ci se dégradent.

Le chiffre d’affaires et la marge bénéficiaire ont encore chuté au troisième trimestre, ce qui a immédiatement envoyé le cours de l’action à un nouveau plancher historique. La société mère Altice, ne vaut plus aujourd’hui que 2,8 milliards d’euros en Bourse. C’est plus de deux fois moins que son concurrent Iliad-Free – dont le fondateur Xavier Niel, est actionnaire à titre individuel duMonde – pourtant deux fois plus petit et moins rentable financièrement et dont le titre s’est lui aussi effondré cette année.

Etre moins nombreux

SFR paye le prix de ses promotions affolantes de début d’année. Elles lui ont fait regagner des clients, mais ont dégradé son chiffre d’affaires et ses résultats. Les marathoniens français des télécoms font peine à voir. Depuis le début de l’année, le groupe Bouygues a chuté en Bourse de 25 %, Iliad de 45 %. Quand à Altice, la filiale européenne n’a été détachée de l’américaine qu’en juin dernier, rendant la comparaison difficile. Depuis le 22 juin, le titre Altice Europe a chuté de 56%. Seul le champion Orange a réussi à maintenir son niveau de janvier 2018. Dans quel état ces éclopés franchiront-ils la ligne d’arrivée ? C’est-à-dire ce moment dont ils rêvent tous où, par la grâce d’un mariage, ils seront moins nombreux et pourront enfin se remettre à augmenter les prix et gagner de l’argent.

C’est cette ligne qui constitue désormais l’horizon de Patrick Drahi et de ses concurrents. Après de nombreux essais infructueux, dont le dernier envisageait une fusion entre Bouygues Telecom et SFR, le jour du jugement approche. Comme le reconnaissent les acteurs eux-mêmes, faute d’avoir pu s’entendre amicalement, ils attendent tous que le petit voisin tombe pour ramasser la mise. Les investisseurs parient désormais sur le fait que SFR sera le premier à trébucher. Il est déjà prêt à partager l’amour de sa vie alors…

 

 

 

source : https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/11/23/les-operateurs-telecoms-attendent-tous-que-le-concurrent-tombe-pour-ramasser-la-mise_5387512_3234.html