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Business, Finance

Comment la planète financière s’est droguée à la dette

Le Fonds Monétaire International vient de révéler que l'endettement public et privé a atteint 184.000 milliards de dollars en 2017, soit l'équivalent de 225 % de la richesse mondiale. Comme si personne n’avait retenu les leçons de 2008.

Le FMI a mis à jour hier ses données concernant l'endettement global (public et privé) des 190 pays qu'il surveille régulièrement. Il en ressort que la somme des dettes souscrites par ces principaux pays mondiaux a atteint la somme de 184 000 milliards de dollars à la fin de l'année 2017.

Cela correspond à 225 % du produit intérieur brut de ces pays. Cela signifie que l’endettement représente plus de trois fois la richesse produite chaque année par ces pays. De fait, la dette mondiale dépasse maintenant 86 000 dollars par habitant, soit plus de deux fois et demi le revenu moyen par habitant. Naturellement les trois principaux emprunteurs dans le monde sont les États-Unis, la Chine et le Japon. À eux trois ils représentent plus de la moitié de la dette mondiale. Par zone géographique, les pays industrialisés restent les plus endettés. Mais par rapport au pic enregistré en 2009, leur dette globale a légèrement reflué. La dette privée a poursuivi son mouvement ascendant.

En revanche, les pays émergents ont vu leur endettement s'accroître. La Chine est largement à l'origine de ce gonflement. Le problème de cette dette mondiale, est qu’elle a gonflé notamment en raison des années de taux très bas que nous venons de connaître. Mais la hausse des taux a déjà bien démarré outre-Atlantique. Et elle devrait reprendre au début de l’été en Europe, si l’on en croit les déclarations des dirigeants de la BCE. Cette dette qui a soutenu la croissance mondiale – et notamment américaine – va donc faire l’effet d’un coup de massue sur certaines économies. Et s’agissant de la Chine, qui a déjà commencé à beaucoup souffrir de la guerre commerciale avec les États-Unis, il y a de quoi être inquiet.

Qui se souvient des bonnes résolutions affichées par les pays du G20 juste après la crise de 2008 – une crise de surendettement des ménages américains – sur la nécessité de maîtriser cet endettement ? En fait leurs réunions ressemblaient davantage à celles d’alcooliques anonymes qui cherchaient où étaient cachées les barriques de whisky… Aujourd’hui la question est de savoir comment alléger ce fardeau. En principe, on apprend qu’il y a trois moyens pour diminuer la dette. Une forte croissance, dont les fruits servent à rembourser les créanciers. On a vu que durant les dix années passées, c’est le contraire qui s’est produit. Par ailleurs, la forte croissance mondiale est aujourd’hui derrière nous. La seconde solution est une inflation forte. Mais l’inflation est une arme à double tranchant. Elle est comparable à un dentifrice. Il est facile de la faire sortir du tube.

Ensuite, il est beaucoup plus compliqué de la faire rentrer. Malgré tout, on constate un léger regain d’inflation un peu partout dans le monde. Et la troisième solution, c’est la guerre qui ne nous paraît pas la plus intelligente. Même si l’histoire économique montre qu’elle a été souvent – voire trop souvent – utilisée. Il reste que cette montagne de dettes n’accouchera malheureusement pas d’une souris. Mais plus probablement de fortes secousses sur les marchés de taux et d’un net ralentissement mondial. Elle montre aussi que le système mis en place à Bretton Woods n’a pas pu empêcher la planète financière de faire n’importe quoi. Ce qui devrait amener la communauté internationale – si cette expression signifie encore quelque chose – à repenser tous les outils mis en place au lendemain de la dernière guerre.

 

source : https://www.wansquare.com/012-25856-Comment-la-planete-financiere-s-est-droguee-a-la-dette.html