• Baromètre du numérique

    Baromètre du numérique

    Le Baromètre du numérique 2018, rendez-vous annuel référent; éclaire sur l’équipement et les usages numériques des citoyens. Il prend le pouls de notre société face aux évolutions technologiques.

    Lire la suite
  • L'OCDE veut obliger les GAFA à payer des impôts

    L'OCDE veut obliger les GAFA à payer des impôts

    Avec l’accord de 127 pays, l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) veut obliger ces multinationales adeptes de l’optimisation fiscale à payer des impôts là où elles font des bénéfices. De nouvelles règles fiscales mondiales dès 2020, pour taxer les géants du numérique, les fameux GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple), ces rois de l’optimisation fiscale, dont le modèle économique bouscule les codes.

    Lire la suite
  • l'OMC veut définir un cadre mondial du eCommerce

    l'OMC veut définir un cadre mondial du eCommerce

    Les négociations pourraient commencer dès le mois de mars 2019 et devenir un nouveau terrain d'affrontement pour la Chine et les USA, en pleine guerre commerciale. Les réglementations de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) font aujourd'hui l'impasse sur l'e-commerce, dont les ventes BtoC ont pourtant atteint 2 304 milliards de dollars dans le monde en 2017 selon eMarketer, soit 10,2% du total des ventes de détail.

    Lire la suite
  • Bilan 2018 du e-commerce en France

    Bilan 2018 du e-commerce en France

    93 milliards d’euros ont été dépensés par les Français sur internet. Selon l’étude présentée par la Fevad, les ventes en ligne ont continué de progresser en 2018. Cette étude repose à la fois sur les informations recueillies auprès des principaux sites marchands et sur le montant agrégé des transactions réalisées par les principales sociétés prestataires de paiement.

    Lire la suite

eCommerce

Qui sont les sites marchands les moins dépendants de Google ?

Les sites de ventes privées et des discounters, comme Aldi et Lidl, sont les grands gagnants du classement de la Google dépendance des 50 sites e-commerce les plus visités de France réalisé pour LSA par MyMédia Group.

Les e-marchands tricolores sont moins dépendants du trafic qu'ils tirent des moteurs de recherche que la moyenne des 100 sites internet les plus visités de France en octobre 2018, selon le premier baromètre de la Google dépendance des 50 plus gros sites marchands listés par Médiamétrie réalisé pour LSA par l'agence média et SEO My Média Group. L'entreprise a analysé les flux entrants de ces sites web en octobre 2018.

Elle a tout d'abord calculé la part de leur trafic issu des moteurs de recherche (Google à 94% dans l'Hexagone), en différenciant le trafic lié au référencement naturel de celui provenant des annonces publicitaires payantes.

Les auteurs de ce rapport ont ensuite mesuré la part des requêtes des internautes ne comportant pas directement le nom de la marque (Carrefour, Cdiscount, Décathlon, ...) et donc les visites qui sont bien à mettre au crédit du moteur de recherche. Pour calculer son search dependance index (SDI), My Média Group multiplie ensuite ces deux chiffres. Résultat : le SDI des 50 plus gros sites marchands n'est que de 16,5, contre 31 pour les 100 sites web hexagonaux captant le plus de trafic.

Les internautes qui font leur shopping en ligne ont en effet tendance à taper directement le nom des marques dans leur moteur de recherche (68% des requêtes, contre 47% pour le SDI global). Les sites e-commerce sont en revanche très dépendants de la publicité sur les moteurs : 13,4% du trafic de leur site provenant de Google et autre est lié au search engine advertising (SEA).

 

Pure players VS acteurs traditionnels du retail

Les sites marchands doivent bien entendu être compatibles avec Google pour attirer des visiteurs, mais ils ne maîtrisent pas les règles du jeu, qui peuvent changer à tout moment. Ils ont donc intérêt à capitaliser au maximum sur leur marque pour attirer autant d'internautes que possible via des recherche directes ou via des requêtes liées à leur marque dans les moteurs", souligne François Lienart, directeur des études de My Média Group.

Il poursuit : "Au global, la Google dépendance tend à baisser petit à petit, car le géant du net essaye de plus en plus de détourner le trafic de son moteur de recherche vers ses services propres, comme sa nouvelle place de marché". Voici le top 10 des sites qui parviennent le mieux à échapper à une trop forte Google dépendance, dont le SDI est compris entre 0.4 et 3.

Attention : pour accéder aux sites de vente privée comme Showroomprivé, Vente-privée ou encore Interditaupublic, il faut être logué. Google n'a donc que peu de points d'accès pour analyser ces sites, ce qui fait mécaniquement baisser leur référencement et donc leur Google dépendance. Les vrais champions du classement sont donc les discounters Aldi, Lidl et Leader Price.

Ce sont des généralistes alimentaires, qui captent des achats réguliers des clients et ne sont pas encore concurrencés par de très gros acteurs venus du web, d'où de nombreuses recherches incluant directement le nom de leur marque. Par ailleurs, "ils ont beau être des acteurs généralistes, ils se sont spécialisés sur la verticale du prix et sont donc bien identifiés par les clients". Voici le classement du SDI des 50 sites marchands les plus visités de France :

Au sein de ce classement, les acteurs historiques de la distribution obtiennent un SDI moyen de 15,8, proche de la moyenne globale. Mais il cache de fortes disparités. Aux avant-postes, les discounters, puis les généralistes alimentaires comme Cora, Carrefour, Monoprix ou Intermarché, qui n'ont pas à subir de trop forte concurrence sur leurs segments de produits. En queue de peloton viennent les distributeurs spécialisés, comme Gifi, Décathlon, ou encore Boulanger, qui font face à des concurrents venus du web.

Les pure players sont plus dépendants à Google que leurs grands frères brick&mortar, avec un SDI moyen de 16,9. Les champions des prix bas, comme Wish, tirent là aussi leur épingle du jeu alors que les généralistes (Cdiscount) et les sites spécialisés (ManoMano), en collision concurrentielle avec les acteurs traditionnels, arrivent en seconde partie du classement, à l'exception notable d'Amazon, sur lequel nombre d'internautes se rendent directement en tapant le nom du site.

 

source : https://www.lsa-conso.fr/qui-sont-les-sites-marchands-les-moins-dependants-de-google,307231