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"Trop vieux" ou "trop jeune"? Dans ces entreprises, c'est un atout

Vous n’avez aucune expérience ou, à l’inverse, vous avez passé les 45 ans en cumulant plus de vingt ans de métier? Certaines entreprises n’y verront que du positif. S'il est exclu d’indiquer un âge dans une annonce, les recruteurs, on le sait, adorent les profils de trentenaires. Un bon diplôme et cinq à dix ans d’expérience, c’est l’idéal.

Trop jeunes, le manque d’expérience de ces salariés peut être invoqué ; trop âgés, ils coûtent plus cher et la question de leurs capacités d’adaptation plane. Mais rien n’est perdu pour les autres. On trouve de nombreuses entreprises friandes de jeunes diplômés, et certaines qui prisent les expérimentés de plus de vingt ans, comme en témoigne notre classement des entreprises les plus impliquées dans ces deux catégories.

Les jeunes diplômés sont bien accueillis dans les sociétés d’informatique, d’audit financier et de conseil, où leur agilité et la fraîcheur de leurs connaissances techniques sont appréciées. Atos recrutera cette année 1 600 jeunes diplômés, 80 % du total de ses embauches. "Nous travaillons sur la transformation digitale des entreprises. Nous avons besoin de l’apport de ces digital natives", explique Claudine Mouton, la DRH France d’Atos. Pour les sélectionner, l’entreprise ausculte le type de stages et les projets de recherche effectués pendant les études. Ce qui relève des "soft skills", comme la capacité à travailler en équipe, est bien souvent validé par un premier passage dans l’entreprise. Atos embauche 50 % de ses alternants.

Pour autant, le secteur n’est pas réservé aux jeunes. Parmi les entreprises les plus amatrices de profils de plus de vingt ans d’expérience, on trouve aussi une société de services numériques comme Open. En 2019, elle recrutera 150 jeunes diplômés, mais 300 expérimentés. Car il faut aussi des experts des précédentes générations de solutions, toujours très en cours dans la banque, l’assurance et les administrations. Et pour mettre en œuvre les transformations, difficiles de se passer des spécialistes des secteurs d’activité des clients ou des experts fonctionnels issus des RH, de la comptabilité et de la production.

Enfin, il faut aussi des directeurs de projets capables de gérer de multiples collaborateurs et… le stress des clients. "Il est bon qu’ils aient de la bouteille. Les enjeux financiers sont importants, il faut manager des équipes de 30 à 50 personnes. Le client n’a pas envie de trouver face à lui un petit jeune de 25 ans, il a envie d’être rassuré par quelqu’un qui a déjà mené de tels chantiers et qui évalue bien les enjeux", témoigne Laurent Benazera, le directeur du recrutement d’Open.

 

 

source : https://www.usinenouvelle.com/article/trop-vieux-ou-trop-jeune-dans-ces-entreprises-c-est-un-atout.N795645