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    Baromètre du numérique

    Le Baromètre du numérique 2018, rendez-vous annuel référent; éclaire sur l’équipement et les usages numériques des citoyens. Il prend le pouls de notre société face aux évolutions technologiques.

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    l'OMC veut définir un cadre mondial du eCommerce

    Les négociations pourraient commencer dès le mois de mars 2019 et devenir un nouveau terrain d'affrontement pour la Chine et les USA, en pleine guerre commerciale. Les réglementations de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) font aujourd'hui l'impasse sur l'e-commerce, dont les ventes BtoC ont pourtant atteint 2 304 milliards de dollars dans le monde en 2017 selon eMarketer, soit 10,2% du total des ventes de détail.

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    Bilan 2018 du e-commerce en France

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    L'OCDE veut obliger les GAFA à payer des impôts

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Digital, Salto

Salto, la plateforme de Streaming Française

TF1 , M6 et France Télévisions devraient investir seulement 5 millions d'euros chacun dans leur nouvelle plate-forme commune, pour commencer. Le « grand » projet Salto démarre à petits pas. La nouvelle plate-forme Web commune de TF1, M6 et France Télévisions - avec un abonnement qui, selon le prix, offrira un accès aux chaînes et aux offres de rattrapage jusqu'à un catalogue plus large avec des inédits - commencera par un investissement de départ de seulement 5 millions d'euros de chacun des trois groupes.

Lors de la présentation de leurs résultats trimestriels, les patrons de M6 et TF1 ont en effet indiqué qu'ils s'étaient engagés chacun à cet investissement minimum. En fonction de la réussite du projet, ils pourraient être amenés à mettre sur la table davantage : jusqu'à 15 millions d'euros chacun.

Soit au total, 45 millions, le chiffre sur lequel les patrons de l'audiovisuel avaient jusqu'alors communiqué, sans toutefois préciser que cette somme pourrait potentiellement être investie sur plusieurs années... Les débuts de cette initiative inédite entre grands groupes audiovisuels sont donc relativement timides.

Débuts timides

Ces sommes apparaissent en effet bien faibles au regard des milliards que les américains Netflix ou Hulu (derrière « La Servante Ecarlate ») investissent dans la technologie et dans les séries originales, même si Netflix est un acteur mondial.

« Nous ne nous positionnons pas face à Netflix, relativisait cependant récemment Gilles Pélisson, PDG de TF1, dans les colonnes des « Echos ". Salto sera une offre de complément, alternative. L'objet n'est pas d'avoir des séries mondiales comme Netflix, mais il y aura sur Salto toute la valeur et la variété des contenus des antennes des trois groupes. »

Les Cassandre prédisent déjà un échec. « Si j'ai bien compris, ils veulent faire payer pour des programmes qui sont gratuits sur la TNT... " ironisait récemment Frank Cadoret, le numéro deux de Canal+, sceptique sur les chances de succès d'une telle offre. De son côté, Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, avait indiqué il y a quelques jours dans une interview aux « Echos " qu'il existait « une vraie attente ".

« Le projet actuel est appuyé par la ministre de la Culture, or, comme les groupes privés ont des demandes concernant des assouplissements dans la réglementation, notamment de la publicité, il fallait aussi qu'il fasse des gestes pour lui plaire », avance pour sa part un spécialiste.

Rentabilité à la quatrième année

Selon les informations communiquées pendant un comité de groupe de France Télévisions début juillet, l'équilibre de Salto devrait être atteint en année 4. D'après « Satellifax ", qui a eu accès à des documents sur le projet, Salto parie sur 1 million d'abonnés quatre ans après le lancement et 2 millions sur huit ans.

« Une projection raisonnable vu la puissance des marques. Mais pour convaincre les téléspectateurs de s'abonner, il faudra qu'il y ait des programmes exclusifs qu'on ne peut trouver ailleurs. Et cela nécessite forcément des moyens ", souligne Gilles Pezet, du cabinet NPA Conseil. Par comparaison, Netflix aurait attiré 3,5 millions d'abonnés en France depuis son lancement en 2014.